Soutenir les sans-papiers

Soutenir les sans-papiers
De nombreuses personnes, associatifs ou simples citoyen.ne.s ont décidé de soutenir la lutte des occupants de la Bourse du travail.

Chaque personne sensible au mouvement des sans-papiers peut apporter son aide et aider à la diffusion de notre lutte.

Les occupants de la Bourse du travail vivent dans des conditions très difficiles. Les dons en nature (nourriture, produits de première nécessité) sont fortement appréciés (contacter la CSP75).

Un film-documentaire témoin du Débat sur matelas est disponible en DVD à 5¤.

Des tee-shirts pour affirmer votre soutien sont disponibles à 10¤.

Enfin, des cartes postales tirées des dessins de Laura Genz, artiste présente depuis le début de l'occupation, et témoignant de l'activité quotidienne à la Bourse, sont disponibles à 5¤.

Enfin, certains soutiens de la CSP75 ont monté un blog. Des réunions hebdomadaires sont tenues à la Bourse du travail.

L'ensemble de ces dons sont reversés à la caisse de solidarité, indispensable au maintien de la lutte.

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# Posté le vendredi 03 avril 2009 14:06

Comminiqué de presse de la coorination des sans-papiers 75

Le ministre des Maliens de l'extérieur est venu à Paris du jeudi 19 au dimanche 22 mars inclus, pour rendre visite aux Maliens de France. Des responsables de la CSP 75 se sont donc rendus et ont été reçus à l'hôtel parisien du ministre vendredi dernier.

Nous lui avons parlé de l'occupation de la Bourse du travail de Paris et lui avons demandé d'intervenir auprès du ministre français de l'immigration pour arranger une rencontre avec nous, en vue d'obtenir la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers isolés de la Bourse du travail. Nous avons essuyé un refus. Nous lui avons expliqué que nous ne nous attendions pas qu'il négocie directement notre régularisation, mais simplement qu'il arrange une rencontre. Le refus du ministre a été maintenu.

Nous l'avons invité à venir nous rendre visite à la Bourse du travail. Sa réponse a varié selon les différents moments de l'entretien : d'abord un oui, ensuite un non, et, pour finir, qu'il y réfléchirait. Dimanche 22, jour de sa visite éventuelle, c'est en vain que nous l'avons attendu.

À l'occupation de la Bourse du travail de Paris se relayent plus de 1300 travailleurs sans-papiers, dont la grande majorité sont des Africains, mais représentés au total par 17 nationalités différentes. Les Maliens sont à eux seuls plus de 700, la plupart venant de la région de Kayes. C'est-à-dire que cette occupation est actuellement, au niveau international, la lutte qui voit la participation malienne la plus importante et la plus en vue.

Est-ce qu'un ministre des Maliens de l'extérieur, venu rendre visite aux Maliens de France, peut légitimement ne pas rendre visite aux Maliens sans-papiers, qui contribuent si fortement, par leurs transferts d'argent, à l'économie malienne et qui mènent, dans la capitale même de la France, une lutte historique pour la reconnaissance de leurs droits de travailleurs et d'êtres humains ? Peut-il continuer à être un membre légitime du gouvernement malien ?

Si la réponse du gouvernement en place est oui, cela fait douter que ce gouvernement se considère encore comme celui d'un pays indépendant. Et cela veut dire que cette visite du ministre malien en France avait en réalité d'autres buts que ceux affichés.

Attention ! Le ministre français de l'immigration n'est plus le même, il ne s'appelle plus Hortefeux, il s'appelle Besson, et c'est ce dernier qui, comme par hasard, va se rendre au Mali samedi prochain. Les visées de la France restent inchangées : la signature des accords France-Mali sur l'immigration choisie.

Attention ! Ne baissons pas les bras, restons mobilisés, au Mali comme en France, pour empêcher la signature des accords !

Paris, 26 mars 2009
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# Posté le vendredi 03 avril 2009 13:59

SANS-PAPIERS : QUE FAIRE EN CAS D'ARRESTATION ?

Nous mettons ici à disposition un document audio qui nous a été transmis pour informer les sans-papiers sur leurs droits en cas d'arrestation. Ce document est actuellement disponible en français, soninke, bambara et peul. Il est en cours de traduction dans d'autres langues. A diffuser massivement !

Ecouter en français (7 min. 29) ou télécharger (clic droit, "enregistrer sous") :
Sans-papiers : que faire en cas d'arrestation (français)

Ecouter en soninke (12 min. 59) ou télécharger (clic droit, "enregistrer sous") :
Sans-papiers : que faire en cas d'arrestation (soninke)

Ecouter en bambara (17 min. 41) ou télécharger (clic droit, "enregistrer sous") :
Sans-papiers : que faire en cas d'arrestation (bambara)

Ecouter en peul (18 min. 16) ou télécharger (clic droit, "enregistrer sous") :
Sans-papiers : que faire en cas d'arrestation (peul)

Le reste de la conférence de presse sur ce blog :
FOUMONDE

FPP
agenda@rfpp.net
01 40 05 06 01
www.rfpp.net
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# Posté le mercredi 18 mars 2009 16:00

Lettre de la CNSP aux syndicats

Sur la présence des sans papiers de la CSP75 à la Bourse du Travail de Paris : Lettre de la CNSP aux syndicats CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA, Solidaires et à la COMMISSION ADMINISTRATIVE DE LA BOURSE DU TRAVAIL!



La CNSP a lu avec beaucoup d'inquiétude votre communiqué, en date du 5 février 09.

La CNSP ainsi que tous les travailleurs sans papiers, et nous en sommes certains la CSP75, sont conscients des problèmes objectifs de fonctionnement que cause le fait que des travailleurs sans papiers se soient réfugiés dans la Maison des Travailleurs qu'est la Bourse du Travail.

Ce qui inquiète dans ce communiqué :

- c'est cette opposition qui apparaît entre « salariés sans papiers » défendus par les syndicats et les sans papiers qui sont à la Bourse du Travail;

- c'est la présentation de cette présence de sans papiers comme ayant pour but délibéré d'empêcher l'activité syndicale;

- c'est d'opposer « les salariés de l'entreprise de câblage » et les sans papiers en les désignant comme responsables de leur « mise au chômage »;

- c'est de faire croire comme vous l'écrivez que leur présence à la Bourse du travail résulte du fait que « patronat et gouvernement sont totalement épargnés par cette action, alors que ces salariés précarisés sans papiers sont « utilisés » par les employeurs pour tirer tous les acquis sociaux vers le bas, casser le code du travail et les conventions collectives »;

- c'est donc tomber dans le piège tendu par Sarkozy/Fillon de l'exclusion des Collectifs de sans papiers, voire des associations comme interlocuteurs des Préfectures et même la division des syndicats sur le dossier de cette catégorie de travailleurs victimes de patrons négriers et fraudeurs du travail clandestin.



Votre communiqué du 5 février 09 est dangereux pour les sans papiers et pour l'ensemble des travailleurs avec ou sans papiers de ce pays, pour l'ensemble des Français et des immigrés de ce pays parce qu'il ignore totalement le fait que si des sans papiers ont été contraints de chercher asile dans la Maison des Travailleurs, la bourse du Travail, c'est forcément :

- un acte de désespoir de sans papiers qui cherchent par tous les moyens à vivre dans la légalité;

- une demande de solidarité aux autres catégories de travailleurs;

- la conséquence de la chasse à l'homme et aux travailleurs étrangers du pouvoir Sarkoziste;

- le résultat de la faiblesse collective de l'ensemble du mouvement syndical, du mouvement social que les syndicats sont chargés d'organiser, y compris les sans papiers;

- la non transparence et la non lisibilité de l'action syndicale actuelle pour la régularisation des salariés sans papiers, lesquels dépendent en partie des patrons, en partie de la « chance » d'être à plusieurs dans une boîte à lutter, de - l'arbitraire des préfectures du gouvernement, lesquels les assignent parfois à résidence par l'emploi, ce qui est totalement illégal, ségrégationniste et contraire au Code du travail, etc.



Votre communiqué du 5 février 09 est incompréhensible, car il n'offre d'autre perspective que l'affrontement de l'ultimatum que les travailleurs sans papiers rentrent à la maison et cela après la formidable grève générale du 29 janvier 09 qui permet d'envisager un TOUS ENSEMBLE POUR QUE LES PATRONS PAYENT LEUR CRISE.



Votre communiqué fait planer le CAUCHEMAR que les Syndicats Français se TROMPENT DE CIBLE TOUT COMME LES GREVISTES ANGLAIS QUI FONT GREVENT CONTRE L'EMBAUCJE DE SALARIES ETRANGERS.



La CNSP réitère sa proposition : Réunir tous les syndicats de la Bourse du Travail, la CSP75, toutes les associations partenaires de la lutte des sans papiers et la CNSP pour examiner un plan d'action commune pour créer le rapport de forces nécessaires à la régularisation des sans papiers de la bourse du Travail.

C'est possible, il faut de la volonté et de l'engagement avant que vous ne soyez amenés à poser un acte grave et irresponsable que nous payerons tous tôt ou tard. Nous restons confiants dans le sens des responsabilités du syndicalisme Français.

Fait à Paris le 15 février 09



Occupation
> de la Bourse du travail de Paris par le CSP75
>
> COMMUNIQUE DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE (*)
> DE LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS
> Réunie en séance plénière le 5 février 2009
>
> Depuis plus d'un an, les organisations syndicales agissent pour la régularisation des salariés sans papiers. Ces actions conduisent à des succès et à de nombreuses régularisations.
>
> Dans ce contexte, la décision du CSP 75 d'investir par la force et d'occuper la Bourse du Travail de Paris est incompréhensible. En effet, en choisissant, le 2 mai 2008, d'occuper l'annexe Varlin de la Bourse du Travail de Paris, ce collectif paralyse ce bâtiment qui est un outil indispensable à la défense des salariés et à l'activité des syndicats. Ce collectif se trompe de cible car paradoxalement, patronat et gouvernement sont totalement épargnés par cette action, alors que ces salariés précarisés sans papiers sont « utilisés » par les employeurs pour tirer tous les acquis sociaux vers le bas, casser le code du travail et les conventions collectives. Cette occupation de la Bourse du travail de Paris est désapprouvée par les autres collectifs, les associations et les syndicats. Cette forme d'action totalement inefficace et contre productive a entraîné le CSP 75 dans l'isolement.
>
> Cette occupation, empêche le fonctionnement normal des syndicats parisiens : CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA, Solidaires qui ne peuvent plus accéder aux salles de réunions et aux services de ce bâtiment.
> De fait :
>
> Depuis le 2 mai 2008, 7 salles de réunions sont neutralisées, plus de 1 800 réunions ont été annulées ; tous les jours, c'est l'équivalent de 300 salariés qui ne peuvent se réunir pour organiser leurs luttes ; de nombreux congrès ont été reportés du fait que la plus grande salle disponible à Paris pour les salariés (salle Eugène Hénaff), est inutilisable car occupée,
> Ø Les formations syndicales ne peuvent plus se tenir,
> Ø 2 imprimeries syndicales ne peuvent fonctionner normalement,
> Ø Des permanences de défenses juridiques des salariés ne peuvent plus se tenir.
>
> Empêcher les salariés de se défendre et neutraliser l'activité des syndicats, n'est pas acceptable.
>
> De plus, cette occupation pose des problèmes d'hygiène et surtout de sécurité. En effet, les bâtiments sont constitués de salles de réunions et bureaux qui ne sont absolument pas prévus pour une occupation nuit et jour avec présence de matelas, de bouteilles de gaz et de plusieurs cuisines improvisées. Plus grave, les couloirs, escaliers et issues de secours sont condamnés et occupés faisant courir un risque catastrophique à tous en interdisant l'évacuation en cas de nécessité.
>
> Enfin, cette occupation a aussi eu pour conséquence l'arrêt immédiat et total du gros chantier « câblage » de l'immeuble avec comme résultat, la fin de missions et la mise au chômage de salariés de l'entreprise intervenante.
>
> Malgré ce contexte, les syndicats, avec de nombreux collectifs et associations, n'ont pas ménagé leurs efforts depuis un an pour proposer aux responsables du CSP 75 de travailler ensemble les dossiers de régularisation. Force est de constater que ceux-ci n'ont eu de cesse de refuser systématiquement toutes les propositions qui ont été faites, préférant s'enfermer dans une occupation sans issue qui pénalise les salariés et leurs syndicats.
>
> Dans ce contexte, l'outil « Bourse du Travail » doit redevenir disponible pour les salariés afin qu'ils puissent se défendre, avec leurs syndicats, contre tous les mauvais coups.
> Le secrétaire Général de la CA de la Bourse du Travail de Paris
>
> (*) la Bourse du Travail de Paris est gérée par une commission administrative composée des organisations syndicales départementales CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA, Solidaires
> Contact : M. Edgard FISSON secrétaire Général de la CA de la Bourse du Travail de Paris TEL 01 44 84 50 21
>
> COMMISSION ADMINISTRATIVE DE LA BOURSE DU TRAVAIL
> 3 RUE DU CHATEAU D'EAU – 75010 PARIS
> Tél : 01.44.84.50.21. – Fax : 01.44.84.50.26.
> E-Mail : cabourse-du-travail@wanadoo.fr













SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale - 25, rue François Miron, 75004, Paris - tél : 01.44.61.09.59 – fax : 01.44.61.09.35 – e-mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr -


Aux Camarades du Bureau confédéral CGT,
A la Camarade Francine Blanche,

La CNSP a reçu cette invitation qui ne lui initialement destinée. La CNSP et les CSP59 sont victimes d'un ostracisme discriminatoire de l'Etat Français, lequel a donné consigne aux Préfectures d'exclure les CSP comme interlocuteurs auto-defenseurs des sans papiers. Comme l'ensemble des partenaires syndicaux et associatifs le savent, la CNSP et les CSP vivent et luttent, malgré la répression dure que les sans papiers subissent, depuis 1996 jusque de nos jours.
La CNSP a demandé par lettre ouverte aux partenaires syndicaux que le réexamen sur la base du critère travail obtenu par la formidable mobilisation des sans papiers dans des secteurs comme la restauration notamment et l'assumation de leur responsabilité d'organisation syndicale de tous les travailleurs avec ou sans papiers notamment la CGT, que donc ce réexamen ne soit laissé à l'initative des patrons, soit ouvert à tous (les syndicats, les associations et les CSP), que les témoignages de salariés réguliers, les promesses d'embauche, etc soient pris en compte et que la régularisation critère travail soit automatiquement renouvelable indépendamment du fait que l'embauche continue d'exister ou pas, etc.
La CNSP est étonnée que l'ensemble des associations soient conviées par la CGT à une réunion pour faire le point à l'eclusion de la CNSP et des CSP, notamment Parisiens et d'Ile de France.
Espérant que ce n'est qu'un oubli malencontreux, la CNSP demande au bureau confédéral d'inviter la CNSP et les CSP Parisiens et d'ïle de France.
Ci-joint la lettre d'invitation de la CGT et la liste des invités.
Fait le 20/01/09

Subject: point sur le mouvement des travailleurs(es)sans papiers



Cher(e)s ami(e)s, ci-joint une invitation que nous vous adressons au nom de la CGT pour une rencontre le 22 janvier prochain à la confédération. Si vous n'êtes pas la personne adéquate sur ce sujet pour votre organisation, merci de lui transmettre notre invitation.

En espérant que vous pourrez être disponible malgré cette date assez rapprochée,

Amicalement,
Francine BLANCHE, secrétaire de la CGT
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# Posté le mardi 17 février 2009 07:13

Modifié le jeudi 16 avril 2009 15:46

Gouter pour enfants : occupation de la Bourse

A diffuser largement !

Samedi 21 février à partir de 14 H
Les sans-papiers isolés qui occupent la Bourse depuis le 2 mai 2008 pour obtenir leur régularisation
invitent tous les enfants des sans-papiers, des régularisés, des soutiens et de leurs familles
a un beau goûter !


Les soutiens , comme pour le 11 janvier, se proposent d'apporter gateaux, fruits, jus de fruits et sirops et autres douceurs...

On vous attend nombreux !
A samedi 21 février !
Gouter pour enfants : occupation de la Bourse
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# Posté le mardi 17 février 2009 07:00